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Quelle volonté plus noble que celle de vouloir conduire à la liberté d'esprit, à vivre et penser le monde? Quelles que soient les latitudes où le langage oral a trouvé sa traduction écrite, la maîtrise du langage écrit, lu et parlé par les autres, apparaît comme levier indispensable d'accès à notre place singulière et entière au sein de la communauté des hommes qui composent les sociétés. Pour s'en convaincre, ayez une oreille attentive au désarroi de tous ceux dont l'accès à leur langue écrite est entravé ou interdit et voyez comment ils œuvrent à la compensation de leur manque, de leur handicap. Aujourd'hui, des entreprises dont on ne peut soupçonner le caractère philanthropique, prennent la pleine mesure des conséquences subséquentes à l'endroit de salariés illettrés et n'hésitent plus à leur proposer des formations à l'apprentissage ou au réapprentissage tardif de la lecture et de l'écriture. Et que dire de certaines de nos universités qui, devant le désastre de leurs étudiants à pouvoir produire des travaux écrits à minima syntaxiquement corrects, proposent des cours de français avec force grammaire et orthographe? Cours suivis par de très nombreux volontaires au sein desquels on rencontre même des secrétaires! |
